Chantal Biya, le puissant aiguillon de la santé inclusive



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La santé est au cœur des ODD, et la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED, 1992) affirmait qu’elle était indissociable du développement. Elle apparaît comme un précieux outil d’amélioration du futur économique et social, car elle permet d’accroître les aspirations individuelles. Les modèles de croissance mettant l’accent sur la santé s’accordent sur le fait qu’une augmentation de 10% de l’espérance de vie induit une croissance de 0,3 à 0,4 point, d’où la nécessité, dans une conception rawlsienne, de promouvoir l’équité, canal donnant lieu aux populations démunies d’en acquérir. On s’inscrit ainsi dans la socialisation de la santé, qui permet de rendre solvable la demande des catégories défavorisées, surtout dans des pays en développement où la diffusion des soins de santé primaire est prioritaire. On saisit dès ce niveau la portée des actions de Chantal Biya en matière de santé infantile et maternelle, de lutte contre le Sida ainsi que d’autres maladies.
En mobilisant ses œuvres, elle contribue largement à réduire la mortalité infantile, dont le taux enregistré au Centre Mère et Enfant est de 4,7% contre environ 8,7% au niveau national, cette importante performance étant tributaire de l’acquisition d’outils plus performants et du renforcement des capacités de l’équipe médicale. Quant à la santé maternelle, la FCB y accorde aussi un crédit important, en offrant l’opportunité à de nombreuses femmes enceintes (environ 3000 sur la période 20142017) d’être reçues au Centre Mère et Enfant, puis d’y être suivies jusqu’à l’accouchement. Ce suivi s’avère efficace dans le cadre de la Prévention de la Transmission Mère-Enfant du VIH/SIDA, car il permet de s’assurer que les mères enceintes porteuses du VIH accoucheront des enfants sains.
Par ailleurs, la FCB a poursuivi d’autres programmes de lutte contre des maladies, en collaboration avec divers partenaires nationaux et internationaux. Selon des chiffres officiels de 2019, elle a réalisé à travers ses centres 231 940 consultations externes, 197180 consultations d’urgences, 116 440 hospitalisations pour enfants, près de 100 000 consultations prénatales et environ 700 000 vaccinations. On y intègre le CHRACERH, dont la capacité de 60 lits
d’hospitalisation conduit au record de 40% de fécondation in vitro au Cameroun. Avec ces résultats impressionnants, on comprend mieux la position du Centre Mère et Enfant de la FCB non seulement comme une référence en santé infantile et maternelle sur le continent, mais aussi comme un laboratoire où se forgent les facteurs du développement durable. Si l’éducation et la santé sont des facteurs très visibles dans ce processus, on ne doit pas y mésestimer l’intégration sociale, un autre point de mire des actions de la Première Dame.